30 avril 2008
Joli mois de mai...
Allez, je prends cinq minutes pour vous faire coucou ! Je ne sais pas chez vous, mais ici, la météo est........ variable !?! Variable, je suis polie hein... Pffff !!!! En fait, j'en ai vraiment plus qu'assez de n'être bien qu'en jean, chaussettes et gros pull...
Bon, je réserve mes petites robes pour les quatre années qui viennent, et cette pensée m'aide à tenir pendant ces jours maussades ;-)... Tiens, d'ailleurs, on a commencé à faire du tri dans nos affaires dans la perspective de notre Grande Traversée, histoire de ne pas partir encombrés de choses vraiment inutiles (genre la doudoune et 10 gros pulls...) !!! Là, j'ai retrouvé un carton fait il y a trois ou quatre ans dans lequel j'avais précieusement disposées des tenues dans lesquelles je ne rentrais plus pour cause de pas mal de kilos superflus... Et bien, belle surprise !!! Je rentre à nouveau dedans 8o)..........
Voilà... Donc mon quotidien ces temps-ci, c'est ça ! Préparer le grand départ...
Ce n'est pas photogénique pour deux sous !!!
Et puis, là, on fait un intermède... Week-end, que dis-je, viaduc "copains" ! Dès demain nous serons huit adultes et six enfants... Alors, aujourd'hui : On brique ! On range ! On dévalise les magasins ! On remplit les placards et les frigos ! On cuisine ! On....... est super crevé, déjà !!! Alors que personne n'est encore là !!!!
Mais je dois avouer que j'ai pas mal de chance !!! Si si !!! Pendant que je faisais les courses, les deux petits ont (vraiment !) rangé leurs chambres, en s'aidant mutuellement en prime ;-)... Et pendant que je cuisine et en profite discrètement pour venir papoter ici pour faire une pause, ils font le ménage dans leurs chambres et le grand passe l'aspirateur à l'étage, c'est à dire aussi dans les chambres pour les copains !!! Ils sont bien ces petits-là, non ?!!!... Bon, j'ai de la chance, mais je la mérite non ?! Après tout, c'est moi qui les ai élevés n'est-ce pas ???
Bon, ce n'est pas tout ça, ni même que je m'ennuie, mais il reste le rez de chaussée et les salles de bain à rendre un peu plus accueillants et il faut que je termine avant de m'écrouler parce qu'une fois que je me serai écroulée, je sais que ce sera encore plus dur de m'y remettre !!!! Humm... Vivement 17h et des poussières que je puisse faire un brin de sieste ;-).....
Alors, je sais, ce n'est pas du muguet en dépit du titre....... Mais que voulez-vous, il n'y a plus de saison ma bonne dame, alors je mets ce que je trouve........... Il faut faire avec !
Bon wesssss à vous !
24 avril 2008
La directive de la honte...
... Je vous invite à aller faire un tour sur ce site : La Directive de la honte.
Je ne sais pas combien d'entre nous ont des grands-parents, des arrières-grands-parents immigrés, mais je sais que les miens n'auraient jamais pu mener la vie qu'ils ont menée en France, fuyant la très grande misère, s'ils avaient vécus à notre époque....... et cela me fait honte !
22 avril 2008
Caprices ?
Hier midi, Zébulon, cinq ans depuis deux jours, nous prend la tête en contestant le contenu de son assiette... Les pâtes bolognaises "maison" n'ont pas sa faveur, il est accro à la soupe en boîte (!)... J'avoue : je ne me précipite pas toujours pour lui réchauffer un bol de soupe dans la minute qui suit notre passage à table... Je joue parfois la montre pour tenter de le décider à goûter. Son frère, Petichou, fatigué de l'entendre râler a fini par lui dire que, vraiment, il perd un temps fou avec ses "caprices" ! Perso, c'est un terme que j'ai banni de mon vocabulaire... mais, bon, lui, il l'a dit !
Et ce qui m'amène à vous raconter ces banalités, c'est la répartie qui a suivi !!!
Zébulon m'a jeté un regard noir et m'a dit "Maman, tu vois, j'en ai marre que tu m'obliges à faire des caprices !"... Interloquée, je lui demande de préciser sa pensée "Comment tu peux dire que c'est moi qui t'oblige à faire un caprice ?"... "Ben oui ! Quand tu refuses que je fasse ce que je veux faire, je suis bien obligé de faire un caprice !!!"
Ben oui ! Elémentaire, non ?!
Et en fait, ça me rappelle la réflexion d'une dame malicieuse dans un supermarché il y a quelques années ;-)... Nous étions en pleine discussion houleuse avec un de mes enfants, lui dans le chariot, moi à côté... Et en passant elle a dit à mon fils "Rhôooolalala ! Les mamans qui font des caprices, c'est fatigant hein !?"
Passée la surprise de son intervention, j'avais trouvé cette réflexion/boutade bien plus judicieuse qu'il n'y paraissait au premier abord !...
Et j'y ai souvent repensé dans des situations identiques... Alors, en situation de conflit avec mes enfants, j'essaye toujours de faire rapidement le point sur ce qui m'amène à tenir la position que je tiens instinctivement...... Et, très souvent, j'infléchis ma position, je la précise, et je tente de formuler au mieux le besoin réel qui est le mien à cet instant.....
Alors, vu de l'extérieur, "on" peut penser que je suis "faible", que je me fais "mener par le bout du nez", mais en réalité, pas du tout !!! C'est même le contraire : Je ne me fais plus mener par le bout du nez par mes réactions épidermiques venues tout droit du fin fond de mon enfance et de ma "bonne éducation".... et ça, hummm, qu'est-ce que c'est bon !
Et puis, en fait, cela ne m'empêche pas du tout d'imposer certaines choses à mes enfants. Mais au moins, je le fais en étant claire sur les raisons qui m'amènent à le faire... Je ne le fais plus seulement parce que "c'est comme ça que tout le monde fait", parce que "c'est comme ça et pas autrement", etc... Voilà ! C'est dit : j'ai banni la contrainte pour la contrainte de mon mode de fonctionnement, surtout avec mes enfants, et ça depuis déjà quelques années... Et qu'est-ce que je me sens mieux comme ça !
Et quand les contraintes qui restent influent un peu trop négativement sur notre vie quotidienne, et bien je fais le point, je réévalue et soit on change la contrainte, soit on décide de faire avec les conséquences...
Exemple concret : Les aventures de Zébulon avec l'école continuent... Donc, il retourne depuis janvier au dortoir, et depuis la mi-mars, il redort l'après-midi là-bas (chose qu'il ne fait jamais à la maison depuis maintenant trois ans)... et donc ne se couche plus avant 22h30... Après le répit des vacances, c'est reparti dès hier soir... Quand je lui ai dit que j'aimerais vraiment qu'il fasse l'effort de ne pas s'endormir au dortoir, il s'est un peu énervé : "J'ai les yeux qui piquent et de toute façon, je n'ai rien d'autre à faire qu'à dormir..." Alors que j'insistais un peu en lui disant que, moi, ça me gênait qu'il ne s'endorme qu'à 22h30, il m'a rétorqué "Mais pourquoi tu veux toujours tout décider ?"........... Bon !........
Réflexion faite, il a un peu raison, n'est-ce pas ? La décision a été prise, avec lui, qu'il retournait en janvier dans sa classe, aux conditions de la maîtresse (c'est à dire "dortoir")... Soyons donc cohérents, et acceptons-en la conséquence : il peut s'y endormir, et donc ne plus être aussi fatigué le soir et donc ne pas s'endormir avant 22h30....... Ben voilà....... Reste à aménager la soirée de manière à ce que tout le monde s'y retrouve : lui et son besoin de présence jusqu'à son heure de sommeil, et nous et notre besoin de calme, voire notre besoin de sommeil avant son heure à lui......
Cet enfant est encore plus que les autres notre aiguillon vers plus de cohérence... Il est beau et piquant, comme cette belle plante (dont je ne connais même pas le nom bien qu'elle pousse dans notre jardin...) :
21 avril 2008
Vacances... retour vers l'enfance ! #2
Bon, la foule en délire se demande bien où se trouve ce lieu mystérieux !!! Alors, voilà...
ILS adoraient nous mettre sur la tête et s'en sont longuement donnés à coeur joie pendant des siècles... ILS en rigolent encore en faisant des démonstrations des raffinements des armes qu'ILS utilisaient à l'époque...
D'ailleurs, de ce point de vue là, le château porte bien son nom !
Alors ? Vous LES reconnaissez ?
Et là ?
Bon, et voilà ce qu'ILS faisaient aux malheureux qu'ILS capturaient :
Et si vous ne LES trouviez pas encore assez terrifiants comme ça, voilà les services de qui ILS s'adjoignaient...
Bref ! Quelques siècles plus tard, on admire et on ne se lasse pas de leur rendre visite, en toute amitié !!!


Alors, pour celles et ceux qui décidément n'ont pas envie ou le temps de faire fonctionner leurs méninges (ou goog*e !), voilà la réponse, là !
Ensuite, la question suivante, c'est où donc ai-je vécu de si longues années ? Ben là où, soi-disant, on a besoin presque exclusivement de parapluie... Admirez quand même le ciel bleu des photos : promis, ce n'est pas truqué du tout !!!
Et après avoir passé une belle semaine chez des amis bien sympas qui habitent dans la campagne une très belle et grande maison, j'ai retrouvé une copine, une vraie, une de looooongue date, et on s'est fait deux jours tranquilles avec mes deux lascars (qui ont eu leur dose de plage... si si !!!) dans un bien bel endroit. Voyez plutôt !
Et ça, c'est vu depuis notre chambre...
Cela s'appelle le Manoir de Valciot c'est à Siouville ;-)...
J'adore les vacances !
18 avril 2008
Vacances... retour vers l'enfance ! #1
Vous l'aurez remarqué : l'activité de ce blog est... peu intense ! Quelques raisons à cela... Ces temps-ci mon esprit est mobilisé par des tas de petits bidules insignifiants, tout au moins ne permettant pas vraiment un partage bloguesque ;-)...
Alors en guise d'intermède-devinette, voici une photo prise pendant nos vacances la semaine dernière :
Bon, je donne quand même quelques indices... Le ciel bleu ne fait pas partie des clichés répandus... Ce n'est pas dans la Communauté Européenne... C'est à côté de la région de mon enfance et je n'y avais pourtant jamais mis les pieds... On s'y est plu et on y retournerait bien...
Alors ?
01 avril 2008
"L'adolescence : le plus bel âge ?"
Vendredi soir, je suis allée écouter une conférence très intéressante ! "L'adolescence : le plus bel âge ?" par le Docteur Xavier Pommereau.
Il a développé un long point sur les limites et j'ai trouvé ses propos très intelligents. Il reprend le raisonnement développé par le philosophe Jean-Luc Nancy dans un article intitulé Rives, bords, limites (de la singularité) :
"(...) En elle-même, elle n’est rien. Le limes latin désigne d’abord le chemin qui passe le long d’un domaine. Un côté du chemin appartient au dominium, l’autre appartient à un autre, ou au dominium public, ou bien à un no man’s land qui échappe à tout imperium. Le chemin lui-même est la limite – ou plutôt celle-ci est tour à tour l’insaisissable ligne médiane du chemin ou ce dernier dans l’empan de sa largeur. La limite est donc l’intervalle, à la fois écarté et sans épaisseur, qui espace la pluralité des singuliers, elle est leur extériorité mutuelle et la circulation entre eux.(...)"
Je suggère la lecture de cet article aux amateurs de philosophie.
X. Pommereau en conclut que mettre des limites aux ados (aux enfants) est en effet essentiel, mais qu'il faut entendre le terme "limites" non pas dans le sens "frontières à ne pas dépasser sous peine de sanction" comme on l'entend habituellement, mais plutôt dans le sens "espaces de discussion où chacun va exprimer ses propres besoins dans le but de convenir d'un modus vivendi"... C'est donc un "espace" vivant, qui évolue nécessairement avec le temps et non pas une chose fixée une fois pour toute, ni même surtout une décision unilatérale.
Il a ajouté que les parents qui pensent pouvoir s'exonérer de fréquentes confrontations de points de vue avec leurs enfants sont à côté de la plaque parce que c'est tout bonnement impossible (sauf à penser que les somatisations sont une meilleure solution ?)...
Je suis en train de lire "Quand l'adolescent va mal" ; il l'a écrit en 1997 je crois donc c'est un peu "daté" par rapport à ce qu'il dit aujourd'hui mais pas tant que ça... Je trouve ce livre intéressant et il peut donner des "clés" même pour quand "l'adolescent va bien !"...
Bon, à mon avis, on peut largement mettre de côté les explications freudiennes qu'il donne au sujet de certains "troubles", tel que l'anorexie, mais globalement ses propos me semblent cohérents ET sensés...
... ce qui me rassure !
En effet, cela me fait du bien quand je découvre des "spécialistes" qui ont des discours, des visions des choses, des conseils qui partent bien du postulat que les enfants, les ados, sont avant tout des personnes que nous devons respecter complètement parce que c'est la seule manière de les aider à grandir sans qu'ils ne "se perdent" sur le chemin de leur autonomie, même et surtout dans leurs périodes d'intenses dépendances par rapport à leurs parents, aux adultes.
Et ce respect, on l'obtient, on le construit dans l'espace de discussions autour de nos besoins respectifs, ... C'est vrai entre adultes, mais c'est vrai dans toutes relations, même et surtout celles entre nos enfants et nous-mêmes... C'est en prouvant quotidiennement à nos enfants que l'on entend et que l'on respecte leurs besoins que nous leur permettons de se sentir uniques et dignes de confiance en eux-mêmes. Et ces besoins, il ne faut pas perdre de vue qu'ils peuvent être des besoins de plus de liberté ou des besoins de protection, ou de simple présence... et qu'ils sont extrêment mouvants puisque les enfants ont la particularité d'être dans une immense phase de maturation tant physique que psychique... Et l'espace de discussions permet également à l'adulte de mettre ses propres besoins sur la table et d'apprendre progressivement à l'enfant à les entendre et les respecter aussi... Le hic, c'est que bien souvent, n'ayant nous-même fréquemment rencontré que la "contrainte" comme seul mode de dialogue entre enfants et adultes, on ne perçoit pas que entendre et respecter les besoins d'un enfant, ce n'est pas les intégrer, les faire siens... Ecouter et respecter ne signifie pas se faire "canibaliser"...
Les principes de ce type de dialogues dans le respect de l'autre, on les retrouve très décortiqués dans les ouvrages qui parlent de communication non violente.
Outre, le Dr Pommereau, les ouvrages d'Isabelle Filliozat sont d'excellents médiateurs vers des relations moins encombrées de scories... Son dernier en date "Il n'y a pas de parent parfait" (titre un brin ambigü à mon sens...) est vraiment intéressant à lire.
Je suis en revanche ulcérée de constater que seuls les vieux barbouses aux visions plutôt moyennageuses* de la relation parents/enfants arrivent à occuper le devant de la scène médiatique, et donc continuent à colporter des propos qui ont un effet délétère sur les futurs adultes que les parents sous influence ont en charge d'élever... Vous trouverez chez Pascale un point de vue que je partage entièrement sur celui qui se distingue en ce printemps plutôt maussade...
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* : Vous savez, l'époque des rois "de droit divin" ayant le droit de vie ou de mort sur le "bon" peuple qu'ils étaient sensés protéger et où, en lieu et place de la protection, l'asservissement était le lot le plus répandu ?















