Les apprentissages autonomes, de John Holt
Il y a quelques temps, je vous parlais de la parution prochaine de la traduction française d'un ouvrage - à laquelle j'ai contribué. J'ai un peu de retard à l'allumage : le livre a été publié en mai 2011 !
Le voici donc :
(en cliquant vous arrivez directement sur le site de l'éditeur)
Sur le site de l'Instant Présent, vous trouverez une description détaillée de l'ouvrage ainsi que le premier chapitre accessible en téléchargement.
En guise de postface, j'ai rédigé une biographie de l'auteur. Pour vous inviter à faire connaissance avec lui, voici le début de ce texte :
John Holt, Un précurseur de l’apprentissage autonome
Éducateur puis conférencier américain du 20e siècle, John Holt a écrit une dizaine de livres dont un best-seller How Children Fail, que la New York Review of Books a classé « dans la même catégorie que Piaget » et qui a été vendu à plus d’un million d’exemplaires. Cependant, son œuvre qui a été traduite dans quatorze langues est curieusement absente des bibliothèques françaises1. Or, pour tous ceux qui s’intéressent aux mécanismes d’apprentissage, dans la lignée de Korczak, Illich, Neill et consorts, la réflexion de John Holt est un apport à la fois original et contemporain : « [il] met l’accent sur l’apprentissage spontané, la soif innée de découverte, d’expérimentation (ce qu’il appelle une “prédisposition” ou une “impulsion” naturelle) que chaque enfant porte en lui, et qu’il faut stimuler ou simplement libérer. » Ses écrits et les nombreux échanges qui les ont nourris ont mené outre-atlantique à la structuration d’un courant de pensée encourageant la mise en œuvre de l’apprentissage informel et de l’instruction en famille."
1 Seuls deux de ses ouvrages ont été traduits en français : Parents et Éducateurs devant l'échec scolaire, Éditions Castermann, 1964,etS'évader de l'enfance,Editions Payot,1976. Ils sont introuvables aujourd’hui et n’ont jamais été réédités depuis.
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Voilà ! Si ce livre vous intéresse, vous pouvez, avec les références, le faire commander par votre libraire favori. Pour la vente en ligne, vous le trouverez chez Amazon, mais surtout directement auprès de l'éditeur en cliquant ici : http://www.editions-instant-present.com/les-apprentissages-autonomes-trad-de-learning-all-the-time-p-26.html (les frais de port sont offerts pour la France métropolitaine) : en vous passant d'intermédiaire, vous contribuerez à aider financièrement cette petite coopérative, tout en déboursant exactement la même somme. Merci d'avance pour elles !
Doutes... Je ne me comprends pas...
Je ne me comprends pas lorsque je me regarde.
J'ai la manie de ressentir à un tel point
Que quelquesfois je me fourvoie lorsque je sors
Des sensations dûment senties que je reçois.
Je respire cet air, je bois cette liqueur :
Ils font partie de ma façon d'être existant,
Et je ne sais jamais comment il faut conclure
Les sensations que je conçois contre mon gré.
D'ailleurs, je n'ai jamais, de fait, examiné
Si je sens pour de vrai ce que je sens. Moi, je
Serais tel qu'en moi je parais ? et je serais
Tel qu'en moi-même je me juge en toute vérité ?
Même devant les sensations je suis un peu athée,
Et je ne sais pas bien si c'est moi qui en moi ressens.
Fernando Pessoa (traduit par Patrick Quillier)
Lundi rentrée des classes, mardi...
... rentrée des voisines pas désespérée pour deux sous !
8h20, au volant de ma fiesta vieillissante, je rentre dans mon impasse après avoir déposé le petit dernier à l'école et être passée au pressing dans la foulée histoire de me débarrasser au plus tôt de la corvée...
Passant devant le numéro 5, j'aperçois Nana qui rentre chez elle, et Zazie qui repart vers son numéro 14 et qui s'est arrêtée bavarder avec Sosso, du numéro 13, que je salue d'un geste. Cela fait une semaine que je dois aller donner des petits cadeaux à Zazie pour la remercier d'avoir nourri le chat pendant notre absence : je la bise et lui dis que je passerai après avoir été saluer Nana.
Je rentre chez Nana, qui a déposé sa fille à l'école et qui doit aller déposer ses fils à la crêche mais qui attend un technicien télécom puisque plus de connexion phone+net depuis... le retour de vacances au moins. Zazie était donc en fait venue faire la jointure "présence" au cazou... Papotage autour des biberons de petit-déjeuner, je propose de faire la deuxième jointure "présence" si besoin une demie-heure plus tard...
Mais, vite ! Je file chez Zazie, après avoir récupéré les petits cadeaux et promis de m'occuper des fournitures scolaires de mon cher cadet, Popol. Papotage autour... d'une table de jardin. Zazie attend son coiffeur car elle prend l'avion ce soir pour Paris. Elle me demande si cela ne m'intéresse pas un coiffeur à domicile car celui-ci est très bien... Bon sang ! Voilà ce que j'ai oublié : le rdv chez le coiffeur pour Popol qui rentre demain en classe et qui est d'accord pour raccourcir significativement sa belle chevelure dorée et bouclée ! "Heu... ton coiffeur, il serait disponible dans la matinée ?... Oui ?" Alors c'est convenu : quand il est prêt tu sonnes et mon fiston vient se faire coiffer...
Oups ! La demie-heure est passée, le technicien télécom toujours pas là : je fonce chez Nana, après avoir récupérer un bouquin et informé mon cher cadet de son rdv avec le coiffeur d'en face. Pause lecture sur sa terrasse. Une demie-heure, le temps qu'elle revienne. Là, re-papotage, grignotage des restes de gâteau au chocolat maison... Le temps passe : Popol est là, cheveux coupés, très beau ! Allez, il faut que je file chez Zazie payer mes dettes... "Ah ! Tiens ! Voila Titine, du numéro 7 : la rentrée de son fils doit être terminée..." et blablabli et blablabla, et patati et patata... Oups ! Et mes dettes ?
Je refile au numéro 14, après être passée chercher mes sous. Je m'installe pour papoter pendant qu'elle se fait encore couper les cheveux... Et patati et patata ! J'ai un nouveau coiffeur dans mon calepin.
Allez, j'abrège : je sors et je croise Jojo, 15 ans du numéro 15, qui vient de faire sa rentrée au lycée et file changer la batterie de son téléphone portable "Dis à Titou que je passe le voir en rentrant !" Je rentre enfin chez moi : Oups, il est 11h25 !
Je file à l'école, et avant de sortir de l'impasse, je croise Totor, le papa du numéro 15. Ca tombe bien, j'avais un truc à lui demander : "Au fait, jeudi matin, je peux te confier mon dernier pour l'amener à l'école parce que c'est la rentrée de Titou et je ne peux pas être partout à la fois ? Ok ?! Merci ! Et quand on a tous les emplois du temps, on se concerte pour les conduites, d'accord ? Ok !"
11h30, je suis devant l'école.
Voilà ! Les noms ont été changé, mais la matinée est conforme à la réalité ! Et je zappe le fait que Jojo est non seulement venu voir Titou, mais qu'il est resté déjeuner...
Depuis un an, ici, c'est un voisinage carrément idyllique ! Que des gens gentils... Et je ne vous ai pas parlé de ceux que je n'ai pas croisés ce matin mais qui sont tout autant charmants et serviables, le numéro 9, les numéros 1 et le 2, même le numéro 6... Sans compter les nouveaux arrivés dans l'été et que nous n'avons pas encore rencontrés !
Bref ! Cette matinée était un concentré de rentrée !
Et ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : toutes mes matinées ne se ressemblent pas !!!
Bonne rentrée à tous !
Eté fleuri
(Lot et Garonne, 10/0811)
Contemplations 16/18
Le soleil descend doucement. Il reste encore très présent. Sa chaleur brûlante s'adoucit lentement, très lentement.
Le bruit de l'eau accueillante, le soupir d'aise, le soupir de soulagement du corps qui s'y glisse doucement, lentement.
Le ciel bleu, tout bleu, très bleu.
L'eau dans laquelle il se reflète, bleue, si bleue. Lisse, elle se plisse, elle s'agite, elle s'ébruite.
Deux corps ont rejoint le premier. Ils s'agitent, ils s'ébruitent.
Éclats de lumière, éclats de gouttelettes, éclats de voix... La vie s'invite, les enfants sortent de la torpeur de lumière, de chaleur et réaniment le secteur...
Le temps est comme arrêté dans les éclats de rire et les cris de joie ou d'effroi. Les enfants jubilent, nos oreilles se vrillent.
La vie est là. Suspendue dans l'air chaud et dans le bruit des enfants dans l'eau.
Quelques minutes, un quart d'heure, presqu'une heure, puis deux. La lassitude ne les atteint pas. Mystères et secrets des jeux d'enfant. Ils sont là, corps, esprits et langues en mouvement, sans but, sans projet, sans préjugé, mais si terriblement bien coordonnés. Vivants.
Soudain la chaleur glisse, s'efface lentement mais sensiblement. Les aiguilles de la montre ont tourné, mais d'un jet, comme si elles se rattrapaient enfin sur le temps suspendu.
Les jeux cessent. Les corps sortent de l'eau, ruisselant. Les serviettes colorées volent, tourbillonnent puis tombent à terre, pauvres chiffons tout mouillés. Les enfants rentrent, se doucher, lire, jouer... Le bruit des voix décroît jusqu'à n'être plus que murmures.
Le soleil descend doucement toujours plus jaune, virant sur l'orangé. Avec le changement de couleur, la lumière s'adoucit, la chaleur brûlante du soleil n'est qu'un souvenir exhalé par les dalles du sol séchant si rapidement, effaçant le souvenir déjà si récent des pas humides des enfants.
Il est l'heure. L'intermède est terminé. Il faut se lever. Il faut y aller. Retour dans le monde des agités.
Petite Terre devrait être rebaptisée Grande Mer !
Dimanche dernier, nous avons fait une très belle excursion en famille et avec nos voisins d'à côté !
A 6h30, départ de la maison, direction St François... Départ du catamaran à moteur 8h05... La traversée à l'aller étant réputée fatale aux estomacs fragiles, on s'était tous avalé un cacheton 1/2h avant le départ et on s'est installé comme conseillé sur les côtés du bateau à l'air libre. Ca a bien secoué, on était bien mouillé, mais pas l'ombre d'un haut le coeur pendant les 45mn de traversée !
A l'arrivée, ça a un petit goût de paradis marin...
Sur ces îles (deux, dont une est inaccessible au public : réserve naturelle), les principaux habitants sont ces bestioles-là...
Mais le plus somptueux, c'est dans l'eau et notre appareil n'est pas étanche malheureusement ! Mais voici l'aquarium géant :
Les habitants sont nombreux, variés et pas farouches ! Parmi les plus impressionnants, nous avons eu la grande chance de croiser ce jour-là deux raies d'environ 1,50/2m d'envergure (impressionnant d'en suivre une pendant une ou deux minutes !), un petit requin et une grosse tortue !
Le billet comprenait le voyage en bateau bien sûr, mais aussi le repas BBQ sur la plage ! Miam ! C'est cool de se faire servir en prime ;o)...
Bon, si je vous dis que deux garçons sur trois n'ont pas mis les pieds dans l'eau, vous serez étonnés, non ?! Bon, chacun fait ce qui lui plait plait plait ! Sieste, balade, grimpage aux arbres, kayak... Il y en a eu pour tous les goûts !
Au total, on a passé une excellente journée !
Et bien, ce n'était pas fini !
Sur le chemin du retour, on a eu l'immense surprise de voir...
Mais quoi donc vous demandez-vous ? (c'est drôlement dur à photographier ces bestioles !)
(Au fond, c'est la Désirade...)
DES BALEINES !!!!!
Une maman et son petit, côte à côte... Et une plus grande encore, qui les suivait... Le papa ?! On a vogué avec eux pendant 10mn environ, le capitaine a fait le bouchon autour d'elles... C'était magique ! Elles étaient vraiment tout près !
Voilà ! C'était notre seule sortie des vacances, et on s'en souviendra trèèès longtemps je crois !
Ma copine Fanny a de l'or dans les doigts...
Allez jeter un oeil par vous même !
J'ai offert ce bijou gourmand à ma nièce qui a adoré :
N'hésitez pas à lui passer commande : le service est personnalisé et de grande qualité ;o) !!!
Vous cherchez une traductrice ?
Vous l’avez remarqué, c’est bien calme par ici depuis quelques mois... Cela me trottait dans la tête depuis longtemps et, grâce à l’appui d’une amie, je suis passée à un début de commencement de réalisation de mon idée, laquelle, aujourd’hui, en est au stade de projet bien engagé !
Petit retour en arrière.
Dans une vie antérieure (c'est-à-dire lorsque j’étais étudiante), j’ai dégotté une maîtrise de langues étrangères appliquée anglais espagnol qui était l’aboutissement de mon goût pour le verbe en général et pour la gymnastique intellectuelle que nécessite le passage d’une langue à l’autre en particulier.
Dans une vie moins lointaine (c'est-à-dire lorsque j’exerçais une activité professionnelle), j’ai eu pour mission principale la rédaction, puis, surtout, la supervision de la rédaction de très nombreux rapports. Mon objectif c’était la précision et la concision du langage avec pour but de provoquer l’adhésion et le passage à l’action des lecteurs.
De ma première expérience, j’ai retiré un assez large éventail de moyens d’expression et de compréhension de mes semblables.
De ma seconde expérience, j’ai appris à me concentrer sur l’intention de l’auteur et sur l’efficacité du discours, principalement écrit.
J'ai souvent reçu des encouragements à écrire...
Ces deux chemins qui semblaient assez divergents sur le fond se sont avérés très convergents sur la forme : l’écriture est un exercice que j'aime et la traduction la plus fidèle possible des intentions des auteurs que j’ai le plaisir de devoir traduire est un exercice qui me procure beaucoup de satisfaction.
Donc, voilà ! Je propose désormais mes services de traductrice à qui m’en fait la demande ! Je traduis tout type de texte depuis l’anglais ou l’espagnol vers le français (France).
Mes premiers travaux publiés :
« Les désavantages de la mise à l'écart temporaire ("Time-Out") » par Aletha Solter, Maison de l’Enfant, 2007.
« Éducation à la communication, image et enseignement en ligne dans les pays hispaniques » par Roberto Aparici, Ina Sup, Les e-dossiers de l’audiovisuel, 2011.
« Réaliser en 3D relief » par Bernard Mendiburu (co-traduit avec Jean-Noël Gouyet), Ina Sup Editions, prévu en 2011.
« Learning all the time » par John Holt (harmonisation de la traduction), Editions de l’Instant Présent, prévu en 2011.
Voilà ! Je me lance en espérant encore de belles rencontres sur ce chemin...
Neuf ans aujourd'hui... déjà... seulement...
Message à Alisé...
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Ma douce rafale,
Ton existence m’a balayée
Ton absence m’a soufflée.
Tu étais mon idée
Et tu l’es restée...
-
Au creux de mon âme
J’ai laissé couler beaucoup de larmes,
Ton souffle les a séchées.
Des compagnes formidables,
Tu m’as permis de rencontrer,
Sur ce chemin noir et triste
Des enfants disparus...
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Les mots échangés ont, jour après jour,
Apaisé mes maux...
D’un clic à l’autre,
Ma langue s’est déliée...
D’un clic à l’autre,
Mon monde a à nouveau grandi.
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Mon Alisé je t’ai tant aimée...
Mon cœur en reste écartelé...
Onze saisons se sont écoulées
Qui m’ont apporté amitié et Félicité !
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Les anges n’ont pas de sexe, Dit-on !
Le mien en a un...
Le tien... Le mien !
Raphaël est arrivé...
J’ai le grand espoir qu’il t’a rencontrée.
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Ma couvée est masculine,
Ma vie rêvée est féminine...
Tu m’as aidé à me la dévoiler
Comment t’en remercier ?
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Vivre selon soi... et non pas pour soi.
Et non pas pour l’image de soi...
Et non pas pour le regard des autres...
Voilà ce qu’au fond de moi je savais déjà
Mais que je n’avais jamais osé m'appliquer.
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Me sentir quelques instants
Au milieu d’un cyclone
Balayée par des vents violents,
A commencé à me réveiller...
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Le chemin a été long,
Mais doucement tu m’as poussée,
Et bien d’autres t’ont aidée...
Aujourd’hui je suis là, j’en suis là...
Toujours vacillante, hésitante...
Mais enfin heureuse de l’être !
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Pffff ;-)... Mes doigts sur le clavier ont recopié « Mais enfant heureuse de l’être ! » !!!
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Ecrit le 8 septembre 2004... deux mois après avoir pris la décision d'arrêter de "travailler"...
Du Rhum ?!
Allez ! On ne va pas faire comme s'il ne se passait rien en Guadeloupe ces jours-ci... La Route du Rhum fait accoster de bien beaux bateaux menés par de bien beaux skippers surtout très courageux... Bon, des skippers, je n'en ai point vus... Mais des bateaux, quelques uns...
D'abord, l'arrivée du 1er vainqueur : mon voisin a eu la chance d'y assister sur un bateau "presse" et m'a permis de vous offrir ces trois beaux clichés...
Le même à quai est moins impressionnant, bien sûr, mais c'est sympa de s'imaginer qu'ils ont traversé l'Atlantique si vite !
Les trois premiers sur la ligne d'arrivée...
Et l'attente, vaine en ce qui nous concerne, du 4ème...
Voilà ! Depuis, bien d'autres sont arrivés... Des monocoques, des multicoques, des grands, des petits... Zébulon est incollable : ils suivent la course en classe ;o)...






















